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Le tourisme littoral

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La France dispose de 5.500 km de côtes sur les trois façades maritimes (Mer du Nord / Manche, Atlantique y compris Bretagne, Méditerranée) réparties sur 883 communes littorales, 26 départements et 11 régions.

C'est la première des destinations touristiques en terme de nuitées avec, en 2005, 270 millions de nuitées des français et 92 millions de nuitées pour les étrangers (34,8 % des nuitées et 26,4% de la consommation touristique).

Selon la typologie d'une étude de la direction du tourisme sur les séjours personnels des français en 2006, les 15 départements à « dominante littorale » ont concentré 38 % des nuitées. Les séjours y sont actifs (promenades, sport, baignade, sports nautiques et visites) et plus longs que la moyenne : 6,7 nuitées. Ils ont lieu principalement l'été.

Selon l'observatoire du littoral, la capacité d'accueil des communes littorales est de plus de 7 millions de lits, dont 2 millions pour les hôtels et les camping. Cela représente 17% de l'offre nationale d'hôtels, 48 % de l'offre de campings et 51% des résidences de tourisme. Le tourisme littoral génère au moins 150.000 emplois et 44% de la valeur ajoutée de l'économie maritime. Parmi les 100 premières communes touristiques, 85 sont des communes littorales.

L'offre résidentielle est très majoritairement située sur le trait de côte. Les offres marchandes de plein air et hôtelière cohabitent très largement.

Le littoral est caractérisé par une très forte variabilité de l'offre touristique selon des façades, avec une nette opposition entre les côtes du nord et du sud de la France, la situation de la Corse étant spécifique. Sur le littoral de la Mer du Nord / Manche alternent des secteurs touristiques à l'offre variée avec des secteurs dont l'offre touristique est plutôt faible. Sur les façades atlantique et méditerranéenne l'offre est très forte, avec une part importante « d'entrée de gamme » sur le littoral atlantique alors que l'offre « haut de gamme » est importante sur le littoral méditerranéen. En Corse les capacités d'accueil sont plus faibles que sur la façade méditerranéenne continentale.

Une typologie des communes littorales selon une étude de l'Institut français de l'Environnement (IFEN) réalisée en 2005 distingue 6 groupes selon leurs capacités d'accueil. Les communes ayant une capacité « très forte » sont caractérisées par la présence dominante de résidences secondaires et d'hôtels ou de résidences de tourisme. Celles ayant une capacité d'accueil « forte » sont également caractérisées par une présence importante de résidences secondaires associée à une offre de plein air (campings, mobil homes).

Il est à noter le poids très important des résidences secondaires dans les communes littorales (36 % de l'ensemble du parc de résidences secondaires).

Entre 1999 et 2008, la capacité d'accueil marchande a augmenté de 13 % dans les communes littorales du fait de l'augmentation des emplacements de campings. Le nombre d'hôtels et leur capacité d'accueil ont diminué respectivement de 8 % et 2 %.

La fréquentation sur le littoral tend à stagner pendant la période estivale. Elle n'est plus soutenue que par la hausse des séjours au printemps et dans une moindre mesure en automne.

Le début de saison constitue donc une véritable opportunité pour valoriser les territoires littoraux, rentabiliser les investissements, pérenniser les emplois touristiques, dans une approche différente et complémentaire de l'offre balnéaire estivale.

La valorisation touristique des plages et la réhabilitation et la commercialisation de l'immobilier de loisir dans les stations littorales restent des éléments essentiels d'une politique touristique pour la destination littorale.

Conscientes du potentiel que les plages représentent pour l'économie locale mais aussi du coût des investissements et du fonctionnement pour la sécurité (postes de secours, balisage, matériel et personnel de surveillance et d'intervention), le nettoyage des plages et la gestion des déchets, les équipements et les réseaux sanitaires., de nombreuses collectivités locales s'attachent à mettre en place une politique de gestion globale de ces espaces spécifiques.

En application de directives communautaires (celle de 1976 a été remplacée par celle du 15 février 2006), la campagne gouvernementale annuelle de contrôle, de surveillance sanitaire et d'information « Eaux de baignade », qu'elles soient d'eau douce ou d'eau de mer, conduite par le ministère chargé de la santé pendant la saison balnéaire contribue à la valorisation des plages. Un groupe de travail européen s'est constitué en 2007 avec comme objectif de mettre en place à l'échelle européenne une information homogène du public sur la qualité sanitaire des eaux de baignade.

Enfin, un référentiel de certification de la qualité des eaux de baignades a été validé en 2009 et est en ligne sur le site Internet du ministère chargé de la santé. Il permettra aux collectivités ou aux gestionnaires des plages privées d'eau douce d'obtenir une certification délivrée sur la base du référentiel par un organisme certificateur après une série d'audits.

     

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© Ministère de l'artisanat, du commerce et du tourisme - Dgcis - 05/08/2010